Radio Cyclo Ebrius

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Cuvées en cave

Dégustation à l'aveugle

Le jaja de Jaja

Les vignerons de Rabastens, dans le Tarn, ont lancé cette semaine un gaillac « Laurent Jalabert », en l'honneur de l'enfant du pays, né en 1968 à Mazamet, devenu champion cycliste.
La cuvée « Laurent Jalabert » se déclinera en deux couleurs, « deux vins d'exception, sélectionnés parmi les meilleures parcelles de vignes du domaine », selon les vignerons, « offrant un rouge et un rosé de qualité à la hauteur du parcours du champion ».
Le triple vainqueur du Paris-Nice (1995, 1996 et 1997) a choisi un vin qui lui ressemble. Il a écarté d'emblée les vins élevés en fûts et ceux qui avaient une charpente tannique puissante. Il a privilégié le fruit, le velouté, un vin souple à forte identité gaillacoise avec la trilogie braucol, duras, syrah. Le gaillac Laurent Jalabert rosé sera de la même trempe : un syrah duras à robe cerise, un vin d'été et de terrasses.
Les vignerons de Rabastens ont prévu deux cuvées. L'un est destiné a la grande distribution, l'autre aux restaurateurs. La cuvée Jalabert connaît un fort succès. Les vignerons sont déjà en rupture pour le rosé. 150 000 bouteilles ont déjà été vendues.
La cave des vignerons de Rabastens regroupe 240 professionnels du vin qui cultivent 1 190 hectares de vignes et produisent chaque année 82 000 hectolitres d'AOC Gaillac, de vin de pays des Côtes du Tarn et d'AOC Fronton/Villaudric et vendent 5 millions de bouteilles.
Pour 2004, les vignerons de Rabastens envisagent de mettre au point une cuvée Jalabert destinée tout spécialement aux Espagnols. Un pays où si l'on en juge par la renommée du cycliste, le breuvage n'aurait aucun mal à s'imposer. En effet, Laurent Jalabert a couru de 1992 à 2000 sous les couleurs de la Once. Il a gagné 18 étapes en 5 Vueltas.

Source: ~La Dépêche~ (2003)

Brèves de cuissard - 2ème étape

On allait pas vous laisser repartir sur une roue...... Santé !


- L'acrobatie à vélo, ça dépasse les limites de l'équilibre quand c'est bien fait.

- Bien ficelés sur la galerie, tu risques pas de perdre les vélos. Ce qui est encore mieux si tu peux, c'est une galerie spéciale pour les vélos.

- Ça dépend des moments.
- C'est pas possible, ou tu sais faire du vélo, ou tu sais pas faire du vélo !
- Eh ben pas moi, je te dis que ça dépend des moments !

- J'arriverais jamais à comprendre comment on peut tenir sur un vélo. Sans tomber, je parle.

- L'inventeur de la roue avait dû croire que ça ferait juste une table pour le jardin, et finalement, quand on voit ce que c'est devenu !

- En Italie c'est la mafia qui décide du prix des vélos, pas en France. Ici, les marchands de vélos se démerdent, ça va du très cher au pas cher.

- Le prochain à mourir ça sera Poulidor, il a toujours été second.

- En vélo ?
- Oui, il a fait la longue marche en vélo !
- Mao ?
- Oui, lui-même !
- Euh ?
- Ouais...

- Si tu fais pas du vélo pendant longtemps, il reste dans le garage.

- Un jour même ils construiront un pont de la terre à la lune, on pourra y aller en vélo !
- Sauf que ça fait que de la montée.
- En mobylette alors...

- Un vélo sans les roues c'est un con, ou disons un sacré con !

- J'aime bien le vélo quand ça descend, mais j'aime pas le vélo quand ça monte !
- Alors t'aimes pas le vélo, parce que le vélo on l'aime même quand ça monte !
- Ecoute p'tit père, tu vas pas me dire quand j'aime le vélo et quand je l'aime pas !
- Si parfaitement !
- C'est quand même pas un mec né en Espagne qui va me faire la leçon !

- C'est bien fait comme livre, en haut t'as le nom de l'inventeur, juste en dessous t'as la photo de l'invention, un vélo ou un truc comme ça, et encore en dessous t'as un texte sur l'invention qui explique un peu la genèse...

- Fignon dopé ?

- On voulait louer des vélos mais elle sait pas en faire.
- C'est dommage.
- Oui du coup on a passé les vacances en face des locations de vélos, mais sans louer de vélos...
- Ça devait faire envie...
- Oui comme vous dites, envie.

- Je regarde le départ, après j'éteins et je rallume pour voir l'arrivée.
- Et tu dis que tu aimes le Tour de France ?

- Sur le Clemenceau tu peux faire du vélo.

- J'ai rêvé qu'on avait des roues à la place des bras.
- Tu devais être dans une mauvaise position...

- Une pute qui couche pas pendant longtemps, est ce que c'est encore une pute ?
- Une voiture qui roule pas, ça devient pas un vélo, à ce que je sache !

- Vincent Van Gigh, ça fait coureur cycliste.
- Van Gogh.
- Je sais qui c'est, Van Gogh, mais en attendant Van Gogh ça fait grimpeur.

- Les vélos du Tour de France sont trop compliqués maintenant, c'est des usines techniques, d'ailleurs bientôt c'est le vélo qui va monter sur le mec !

- Il a pas de freins sur son vélo, et tout ça finira mal...

- Le cycliste qui fait 100 kilomètres par jour pour s'entraîner, mais j'ai envie de lui demander pourquoi il en fait pas plus ?

- Son café et son pousse-café, on dirait un vélo qui tire une caravane !

- Moi c'est le vélo dont je me fous... pour aller où ?

- Homosexuel ?! Homosexuel ?! Moi j'appelle ça des pédés ! les mecs s'enfoncent des vélos dans le cul, pourquoi appeler ça des bicyclettes ?!

- Love, à l'envers, c'est vélo... pas terrible...


~Brèves de Comptoir~ Jean-Marie Gourio

Tom Boonen


Extrait de la campagne publicitaire des vélos Eddy Merckx "We're all cannibals"
 Contrôlé positif à la cocaïne pour la deuxième fois en moins d'un ans, le Belge Tom Boonen a expliqué samedi soir à la télévision belge Sporza devenir «quelqu'un d'autre» lorsqu'il sortait. «La veille du contrôle, je suis sorti. Je suis resté un bon moment et j'ai bu, a-t-il confié. J'ai sans doute dû à un moment donné prendre quelque chose. J'ai ensuite eu un "blackout".» Suspendu par son équipe Quick Step, le coureur flamand a concédé avoir un problème «avec l'alcool». «Après avoir passé 3 à 4 mois à rouler, quand je sors, je dois vraisemblablement dépasser les bornes. (...) Pendant 364 jours, c'est parfait, j'essaie d'être un citoyen exemplaire. Mais le jour où je bois trop, ce que je ne fais pas souvent, je change. Je vais maintenant chercher de l'aide» (L'Équipe, le 09/05/2009)

Cyclusvisviva

***Dis moi oui Andy***

Andy Schleck a pris un verre de trop.
Le vice-champion en titre du Tour de France et son coéquipier Stuart O'Grady ont été exclus du Tour d'Espagne parce qu'ils ont bu de l'alcool, a-t-il confirmé mardi.

Selon L'Equipe, les deux coureurs auraient été surpris rentrant de boîte de nuit quelque peu éméchés à 5 heures du matin. Toujours selon le quotidien sportif, les deux hommes n'en étaient pas à leur coup d'essai sur cette Vuelta 2010. "Andy Schleck et Stuart O'Grady n'ont pas été surpris par hasard. Il faut dire que depuis le début de la Vuelta les deux coureurs de Saxo Bank ont accumulé les escapades nocturnes. Ils avaient déjà été vus en boîte de nuit à Séville, avant même le départ, puis à Malaga, à Murcie, déjà à Tarragone lors de la journée de repos et encore au même endroit la nuit dernière."

« Je retrouvais ma forme et j'aurais vraiment aimé continuer à la Vuelta pour aider Frank (son frère) et le reste de l'équipe Saxo Bank », a déclaré Schleck, pourtant avant l'exclusion, le futur leader de la nouvelle équipe luxembourgeoise actuellement en création se traînait péniblement à plus de trente-cinq minutes des leaders. Au vu de ces événements, on devine aisément les causes de cette performance. "Je sais que j'ai enfreint une règle de l'équipe en allant prendre un verre après avoir dîné et c'est pour cette raison que Bjarne (Riis) a décidé de me renvoyer, tout comme Suart O'Grady, à la maison", a déclaré Andy Schleck dans une version édulcorée. La relation entre Riis et les frères Schleck n'est plus harmonieuse depuis qu'Andy et Frank ont annoncé leur intention de quitter Saxo Bank.
Sources : ~Le Monde~

Apparemment Fiston aurait bien assimilé la propagande faite par papa (voir post antérieur).

En garder sous le coude

Il en écrase !!!

L'apéritif catégorique


Cyclusvisviva

Le clou et le vin à Lépine



Cyclusvisviva

Nous ne sommes pas seul

Ces apparitions furtives, dont voici quelques traces, nous prouvent qu'il existe bien une vie ailleurs :

Cyclusvisviva

Saint Bernard

  
Réponse à l'avis de recherche passé il y a quelques jours :

"Nathalie a dit...
Il se nommait pas "Le Saint Bernard" ??
Il me semble bien qu'il nous a quitté aussi tôt qu'il a pu !!
Je me demande s'il a eu le temps de passer une nuit dans votre lit ??"


Était-ce si compliqué ? Quelle classe Mademoiselle SOULARD ! C'est celle qui picole le moins qui est la plus inspirée. Un godet pour la bien nommée à mettre de côté ! Par contre, pour ces insinuations d'orgie zoophile, une rectification : c'est pas notre truc la nuit dans le lit.

À noter, la particularité importante du Saint Bernard, c'est qu'il divague. Pour tenir le cap avec cette trousse de secours, il faut s'inspirer du chien même : ne jamais tenir une rectiligne et aller renifler à droite à gauche. Le ressenti est donc très connoté fin de soirée. Suggestion de présentation par Bernard e-gnole lui même.

Cyclusvisviva

À vélo on s'tire des bouchons...

... sans sortir des rails.

L'alcool et le vélo, c'est vrai puisque c'est normal

Mirage trouvé accroché dans la toile
Même si l'évidence se présente très souvent tout aussi naturellement, je l'avoue, il arrive parfois que je force un peu pour rapprocher ces deux mondes que sont la boisson et le vélo. Mais un automatisme m'inquiéta particulièrement lors d'un après midi consacré à la dégustation de rosé en cubi offert par le vélodrome local. La course aux points avait débutée il y a déjà quelques tournées de duralex et j'étais posé là devant la piste à causer du passé avec un ancien coureur canné. La fin de la course approchait quand, à l'annonce du dernier tour, la cloche retentissait. Gling gling ! D'un tour de tête vif, je me retournais inquiet vers la buvette : "Merde, c'est la fin de l'happy hour." Idiot de petit chien ! Comme quoi on peux aisément glisser de l'un à l'autre sur une faute de frappe. Mais si, sur la feuille, on peut encore y revenir à l'effaceur, sur la selle l'erreur se paye en chou-fleur, ce qui fut le cas sur la chaussée du retour. Alcool égal gamelle ? On verra si j'ai mal au cul à l'annonce du prochain apéro. Za vashe zdorovie Pavlov !
Cyclusvisviva

Le chameau

L'espérance de vie moyenne d'un chameau est de 40 à 50 ans. Un chameau adulte mesure 1,85 m à l'épaule. Les chameaux peuvent courir jusqu'à 65 km/h sur de courtes durées et maintenir une vitesse allant jusqu'à 40 km/h. Le chameau est considéré comme le plus primitif des animaux qui ruminent, il survit encore actuellement à l'état sauvage. Les bosses des chameaux constituent des réserves énergétiques. Ils possèdent également de remarquables mécanismes d'adaptation à la déshydratation. En état de déshydratation, l’animal est capable d’économiser l’eau corporelle par des mécanismes de réduction des pertes hydriques tout en maintenant une homéostasie vitale pour sa survie, à la fois en limitant la variation de la concentration des paramètres vitaux et en assurant une excrétion maximale des déchets métaboliques. Celle-ci est permise par l’émission d’une urine très concentrée. Toutefois, l’excrétion des éléments dont l’élimination nécessite des grandes quantités d’eau est contrôlée de façon rigoureuse. Il dispose également d'une anatomie favorisant la rétention d'eau lors de l'expiration, de la transpiration et de l'excrétion (bouses sèches, urine concentrée); par ailleurs il dispose de mécanismes de recyclage des produits de la digestion comme l'urée, lui permettant de se satisfaire de fourrages de faible valeur nutritive. Le transit digestif étant plus lent et ayant la capacité de séparer les phases solides et liquides dans son estomac, il peut augmenter la digestibilité des fourrages pauvres. Ce qui lui permet de supporter de très longues périodes de jeûne sans boire et sans manger, sous des climats très chauds ou très froids. (Wikipedia estropié)
Cyclusvisviva

... deviendra grand

Vous rêvez de conserver l'équilibre comme avec des roulettes tout en continuant à vous cuiter l'oreille interne ????
À la croisée du trou belge et du pot normand, voici la recette du fameux cocktail pousse pédale...
PETIT VÉLO :
- 1 dose de calvados
- 1 dose de limonade
- 1 dose de sirop de citron
+ glaçons

À vos bidons !!!!!!!!!

Bière (ré)pression

















"Christopher Hahn a été arrêté en juin 2009 alors qu’il roulait à vélo en état d’ébriété. Le test d’alcoolémie avait alors révélé un taux de 1,71 gramme d’alcool dans le sang. L’étudiant avait alors écopé d’une amende de 500 euros et reçu l’ordre par un juge de passer un examen médico-psychologique. Ce dernier devait également être financé par le jeune homme et coûtait 500 euros. L'étudiant refusant de passer l’examen, le juge en charge de l’affaire l'a alors condamné à 15 ans d’interdiction de rouler à vélo.
Concrètement, à chaque fois que Christopher Hahn sera arrêté alors qu’il roule en vélo, il écopera d’une amende de 25 euros. Il ne lui reste plus qu'à prendre les transports en commun, ou se déplacer à cheval. Cette dernière solution ne semble pas convenir à l’étudiant, qui serait allergique au crin de l'animal."

Source : ~Bild~

Frugale pitance


Vous ne me reconnaissez pas. Et cela m'importe guère. Les trois cent bornes que je viens de me taper et celles qui me restent à faire avant de me paddocker réduisent ma sociabilité à celle du rat. Et si vous voulez vraiment savoir, vous n'avez qu'à vous demander pourquoi ma machine est là, devant moi, prête à repartir à toute berzingue. Je suis un coureur, un coureur du Tour. La sueur passée me collera encore et la boue me suis toujours. Alors cette soupe, je m'en chauffe, ce pain, je m'en cale, et ce vin, je m'enivre. Je suis peut être à vos yeux indiscrets un brave saugrenu mais je ne suis pourtant bien qu'un homme, un homme en bonace entre deux orages. Mais devinez vous pourquoi suis-je tant quiet ? Parce que la commode est bien achalandée. Un coup de pied au cul à quarante cinq degrés, en machine et roulent les mécaniques.
Cyclusvisviva

Elixir de vitesse pour velocemen


Cyclusvisviva

Roulement à bile

 
Gouleyant dessin d'Hervé Morvan pour un ignoble picrate disparu. 
Cépage : 40% guidoline pressée au pied, 30% huile de chaine, 30% reste d'analyse d'urine.

Oh les couleurs !

17 octobre 2009 : Omnium pros et amateurs, 4éme Grand Prix de la Ville d’Angers.
(À écouter : "Omnium du comptoir" sur Radio Cyclo Ebrius)


Voici une dédicace de Damien Gaudin obtenue au vin d'honneur. Merci Damien pour ton soutien.


Cyclusvisviva

Régime sec


2005 : Le "néant de la route" gagne pour la septième fois le Tour, sans classe.
2010 : Armstrong abandonne à la première étape de "Sarthe - Pays de la Loire", avec chiasse.
(photo de 2010 : Armstrong flashé par moi même sortant du bar, à Ingrandes-sur-Loire)

Cyclusvisviva

Avis de recherche


On l'a déjà perdu, mais l'oublier est pire encore. Il y a quelques années, notre compagnon de route nous a fait faux bond, nous laissant ainsi dans le plus grand dénuement. Il était pour nous le pilier sur lequel nous pouvions asseoir notre détresse et pour d'autres, le médiateur du bonheur. Même si sa présence était parfois nébuleuse, il s'en dégageait toujours un air enjôleur. Mais comme tous les grands de ce monde, il préféra tenir le cap que de sombrer en carafe. Son souvenir se rappelle aujourd'hui à nous, à cette époque où la cave se rebiffe, mais nous avons perdu le mot pour le bien nommer. Vous aiderez nous ? En récompense : un ballon de concours qui ravira un jeûne.
Cyclusvisviva

Le vin trouble ne casse pas les dents


Sans doute du fait que je ne bu que de l'eau ce vendredi soir là, le Distillateur de la rue Kruger se vit dans l'obligation de charger mon départ de deux boutanches de nectar. Touché par cette attention, les bras m'en tombèrent : à vélo sans sac ni musette, j'ai du enfiler, goulots renversés, ces deux flacons au fond des manches de mon veston. Voyage rassurant que de pédaler équipé, frais dehors, chaud dedans. Mais gare au nid-de-poule et au dos d'âne ! Le vin pourrait bien se mélanger au sang, et mon palpitant être vidangé de ses derniers élans. Maîtrisant ma machine malgré le pavé incertain sur lequel je me déroulais, j'entendais glouglouter mes goulots ébranlés. Cette douce musique me fit sourire, j'aimais l'idée que ce soir au moins, ce doux liquide fut encore bouchonné et non pas déjà ballonnant. Patatrac. Métallique, aussi sourd mais pardessus tout poussiéreux, l'accident. Nonobstant la noirceur, je cherche le point d'impact. À dix mètres, je lie connaissance avec un fatras de pédalier et d'étudiant, le tout collé à un arbre et made in china. "Ça va ?" Il a du morfler. "Uuuuhhmm..." Geignement animal. Je m'approche. "Et oh ! Ça va ?" Presque un silence, puis le type se relève comme un revenant de loin. Mais tel un gamin qui a fait une connerie, il se jette en voleur sur son clou et me lâche tout penaud un "Pardon... bu... beaucoup... bières" entrecoupé de hochements de tête de gratitude... Il quitte la scène, tire le rideau et me laisse seul, pensif, cherchant à calculer les coordonnées de ces trajectoires croisées : lui plein mais à sec et moi chargé mais à jeun. Cette équation à deux inconnues c'est soldée par une formule d'emprunt : "La vue de l'ivrogne est la meilleure leçon de sobriété." Je reprenais alors ma route, bien heureux que ce soir là, ces bouteilles me restent sur les bras plutôt qu'au fond de l'estomac.
Cyclusvisviva

Brèves de cuissard


- À force de freiner sur l'alcool, tout ce que tu vas gagner, c'est que tu vas te bousiller les freins.

- Un jour, on sera plus des hommes mais seulement des numéros, comme les coureurs cyclistes.

- Les virages, ça sert qu'à ceux qui tournent.

- Jacques Anquetil est mort, et il a demandé à être incinéré avec son vélo.

- Je ne comprends pas pourquoi dans les courses on met des jockeys sur les chevaux, ils tiennent debout tout seuls, c'est pas des vélos !

- Je suis jamais tombé de vélo, même par terre je reste accroché dessus.

- Ils nous ont fait chier pour avoir des pistes cyclabes et maintenant tout le monde fait du vélo tout-terrain !

- T'as pas plus rond qu'une roue de vélo.

- Quand tu regardes le tracé du Tour de France, tu constates que les coureurs ne font pas vraiment le tour.

- C'est impossible de truquer une course de vélos à cause des descentes, là tu peux rien faire...

- Les coureurs cyclistes devraient reverser à une caisse quand on les paye et que c'est des descentes.

- J'aime la France pendant le Tour de France, j'aime l'Italie pendant le tour d'Italie, on ferait le Tour de l'Irak que j'aimerais l'Irak tellement j'aime le vélo !

 - Tu prends que des nains, et le Tour de France, tu le fais dans ton jardin !

- La dérive des continents, c'est autre chose que le Tour de France !

 - Les spermatozoïdes des cyclistes ont des numéros dans le dos.

- Attention que les pistes cyclables ne soient pas un ghetto !

- Quand tu roules vite, tu es moins dangereux puisque tu es moins longtemps sur la route.

- Le Tour de France, c'est joli à regarder, ça traverse les petits villages; les 24 heures du Mans, ça traverse même pas Le Mans !

- Le Tour de France, c'est plus du paysage que du sport.

- Pour gagner le Tour de France, il faut penser comme le vélo.

- Ils ont préféré inventer le vélo tout-terrain qu'enlever les cailloux, ça c'est bien les Français!

- La bicyclette avec les sacoches c'est plus la petite reine, c'est la grosse mémère !

Tournée offerte par Jean-Marie Gourio ~Brèves de comptoir~

Des gueules de Pieds de vigne

Si l'utilité est discutable, l'effort est louable.


« Je m’excuse, c’est l’heure de ma Suze »


Cyclusvisviva

Radio Tour


Limitée pour l'instant, nous espérons que cette discothèque vous poussera à prendre l'apéro après un tour de vélo. Ou l'inverse.

Cyclusvisviva

Un pneu devant l'autre

Parfaite variante du Hully Gully de Sam and the Pharaons


Au Bonheur Des Dames - Roulez bourrés 1988

Gregarios

Je cherche la source, je paye donc mon coup en haut d'un col à la personne qui me trouve de quelle boisson il s'agit, preuves à l'appui.
Cyclusvisviva

La même tournée patron !


Arrêt au stand : les guiboles relevées sur l'assise des chaises, le moteur tourne encore, et consomme. Les tripes remplient et les boyaux sur le dos, reste qu'à ajuster les viseurs de soudeur. On se regarde, relaxés, par ces petits yeux malicieux et ces autres hagards. Le serveur est là, déjà prêt à resservir les réservoirs et à passer l'éponge sur cette tablée fracassée. Bonne route les gars.
Cyclusvisviva

Au quart de tour

Si vous n'avez jamais essayé, tentez votre chance au rouge avec un "vélotafeur" électrisé : vous allez le coller sur place. Mais gare ! Le jaune est fort, et sans maitrise, la puissance n'est rien. Il est aussi de bonne compagnie sur le long court. Je l'ai utilisé sur une course de 24h aux Pays Bas et j'ai fait voler le damier pas très loin derrière le premier...
Cyclusvisviva

Circulez y'a rien à boire vs Cyclo-Bistrots frondeurs

Certaines trouvailles dans le domaine des U.E.R. (Unité Ethylo-Roulante) présentent un avantage non négligeable à notre époque ou l'on se doit d'avoir un certain rendement.. A savoir qu'en liant le plaisir à l'agéable, vos moyennes (par Gramme ou par Km/H) ne subiront pas l'impact de l'une sur l'autre et inversement.


Une descente comme ça, j'aimerais pas la remonter à vélo !!!

Une séléction de nos meilleurs crus...


Ou au moins de leurs flacons...

Gabin, pistard de comptoir

Rue des prairies, film réalisé par Denys de La Patellière, sorti en 1959.

Cyclusvisviva

Chapatte perché




















Théorème de Chapatte
Lors d'une course cycliste, si un coureur échappé en solitaire arrive avec une minute d'avance sur ses poursuivants immédiats à dix kilomètres de l'arrivée, on considère qu'il possède une avance suffisante pour ne pas être rattrapé avant l'arrivée.

(Équipe : 1945 Génial-Lucifer-Hutchinson, 1946 Génial-Lucifer, 1947-1949 Mercier-Magne, 1950 Olympia-Dunlop, 1951 Helyett-Hutchinson, 1952 Vanoli, 1953-1954 Rochet-Dunlop puis Stade 2...)

Cyclusvisviva

Singe songeur


















Antoine Blondin :
- "L'exercice de la bicyclette est une activité où toutes les fonctions naturelles, hormis celles de la reproduction, sont appelées à jouer un rôle."
- "Apéro : les verres de contact."
- "Les bouteilles à la mer ne ramènent pas souvent les réponses."
- "N'oublie pas qu'on écrit avec un dictionnaire et une corbeille à papier. Tout le reste n'est que litres et ratures."
- "Depuis trente ans, je cache ma renommée dans les bars à vins."
 


«Le cycle des légendes bretonnes rapporte que les chevaliers de la Table ronde, avant de partir en expédition, se rassemblaient au plus profond de la forêt de Brocéliande pour s'imposer des épreuves préalables : discuter du choix d'un casque ou d'un destrier et se durcir le cœur au bord des fontaines pétrifiantes. Hier, aux portes de Rouen, on a surtout parlé braquets dans la cuvette forestière criblée de soleil où serpente le circuit des Essarts et, si une épreuve fut effectivement imposée aux champions qui allaient s'élancer vers Caen, elle avait surtout pour objet d'affermir des postérieurs échauffés par trois jours de présence en selle, et que nos paladins eussent volontiers trempés dans la première fontaine venue. Partis du virage du Nouveau-Monde, les coureurs chevauchaient à tour de rôle entre deux falaises de verdure, relevées comme le ciment des vélodromes, pour aboutir au virage du Paradis, autant dire dans l'autre monde, où ils sombraient dans une agonie provisoire, illuminée par une auréole en forme de chronomètre.»
9 juillet 1956.


Extrait de "Tours de France — Chroniques intégrales de L'Equipe, 1954-1982"


Cyclusvisviva

Léon Georget



Vainqueur à neuf reprises du Bol d’or cycliste entre 1903 et 1919, quand on lui demandait son secret il répondait : "Moi, je ne marche qu’au brutal." Léon Georget est un coureur cycliste français surnommé "Le Père Bol d'Or", "Gros Rouge", ou "Le Brutal". Dans le jargon sportif d’alors, on aurait appelé "brutal" une boisson tonique réalisée à partir de vin de Bordeaux et d'extrait de feuilles de coca : le vin Mariani, développé par Angelo Mariani en 1863, alors préparateur de pharmacie.


Cyclusvisviva

Allais, un dernier pour la route.


CURIEUSE IDÉE D’UN CYCLISTE ANGLAIS PRIS DE BOISSON 
PROJET D’IMAGE PAR CARAN D’ACHE

I
Un Anglais jeune encore, mais original et un peu intempérant (provisoirement en villégiature dans un château des environs de Blois), roule sur sa bicyclette à une allure qui relève du vertige.
Il commet, en outre, mille imprudences, dont la moindre peut causer une catastrophe prématurée.

II
Il fallait s’y attendre !
Sa machine, lancée d’une main sûre, vient s’aplatir contre un orme séculaire en bordure sur la route.
Pas trop de mal cependant : un pneu crevé, quelques rayons cassés. D’insignifiantes éraflures personnelles.
Il fallait s’y attendre !

III
Après pansement externe et interne dans une pittoresque auberge où il y a un petit vin blanc, je ne vous dis que ça ! rentrée pédestre au château !

IV
L’Anglais s’empare du seul attelage disponible, une petite voiture en osier qui sert d’habitude aux bébés et que traîne un amour de petit âne.
Il s’y installe avec sa machine fracassée et se dirige vers Blois où d’habiles artisans refont des virginités aux bécanes endolories.

V
Il conduit son attelage à l’hôtel et recommande qu’on soigne bien son petit âne.

V
L’habile artisan contemple la machine d’un œil professionnel, et :
— Il y en a pour une heure, déclare-t-il.
— Une heure ?
— Oui, une petite heure.
— Je reviendrai dans une petite heure, conclut l’Anglais.

VII
Notre insulaire, à qui le petit vin blanc de tout à l’heure a donné grand’ soif, va boire un bock dans le grand café de la rue Denis-Papin.
Et puis, un autre bock.
Et puis, un autre bock.
Le délai se passe ainsi, et notre ami revient chez l’habile artisan.

VIII
L’habile artisan n’a pas encore fini. Il a été dérangé, dit-il, par une incessante clientèle.
— Dans un quart d’heure, ce sera prêt.
— Dans un quart d’heure ?
— Dans un petit quart d’heure.
— Je reviendrai dans un petit quart d’heure.

IX
Loin d’avoir désaltéré l’Anglais, la bière, au contraire, ne fit que l’empâter. Il demande du gin et du soda.
— Nous avons bien du gin, dit le garçon, mais pas de soda.
— Alors, donnez-moi du gin sans soda !
Il remplace le soda absent par un petit supplément de gin.
Et il retourne, le petit quart d’heure expiré, chez l’habile artisan.

X
— J’ai encore été dérangé, fait le bécanier ; mais asseyez-vous, ça va être prêt dans cinq minutes.
— Cinq minutes ?
— Cinq petites minutes.
— Je reviendrai dans cinq petites minutes.

XI
Comme l’heure de l’apéritif a fini par sonner, l’Anglais retourne au café et se commande une absinthe copieuse et soignée, à laquelle il consacre ses cinq petites minutes.

XII
La machine est prête.
Heureusement ! car le fils de John Bull se trouve sur le seuil de l’ivre-mortisme.
Pourtant, il enfourche, assez cavalièrement, son ustensile et roule vers l’hôtel pour y retrouver la voiture et l’âne.

XIII
Le palefrenier n’est pas là.
— Ça ne fait rien, dit l’Anglais, je vais atteler moi-même.
Et il est tellement gris, le pauvre garçon, que voici comment il procède :
Il attelle l’âne à sa bicyclette.
Il s’ajuste sur le dos la petite voiture en osier, comme les Espagnols font de leur guitare.
Et il sort ainsi, à la grande stupeur des gens de l’hôtel !

XIV
Ce n’est que rentré au château qu’il s’aperçoit de son erreur.

XV
Il est le premier à en rire.

"Le Bec en l’air", Alphonse Allais, 1897

Allais, y gaiement.


Le Captain Cap : une ingénieuse machine

Comme j'avais rencontré mon excellent ami le Captain Cap devant la Leicester Tavern, je lui dis simplement :
– Nous entrons ?
– Oh ! que non pas ! répondit vivement Cap.
– Alors au Chicago Bar, c'est tout près ?
– Au Chicago Bar pas plus qu'à la Leicester Tavern !
– Vous m'inquiétez, Cap.
– Tant que durera le conflit anglo-américain, je ne mettrai les pieds en aucun établissement john-bullesque ni uncle-sameux. Dans la situation que j'occupe, l'intégrale neutralité s'impose à moi.
– Et dans les brasseries vénézuéliennes, Cap, y allez-vous ?
– Le moins possible… D'ailleurs, je ne bois plus rien à Paris. Dès que j'ai soif, je vais dans les départements, j'enfourche ma nonuplette…
– Pardon, Cap, de vous interrompre. Votre… quoi enfourchez-vous ?
– Ma nonuplette… Ah ! vous ne connaissez pas ma nonuplette ? Comme son nom l'indique, c'est un cycle monté par neuf personnes comme la sextuplette est montée par six.
– Neuf personnes !
– Ah ! c'est une fameuse machine que ma nonuplette ! Uniquement composée de brins d'osier assemblés et renforcés par des bandes de papier gommé !
– Pas de métal ?
– Pas ça de métal ! Pas ça !
– Et c'est solide ?
– Pourquoi donc pas, je vous prie ? Une panthère, c'est solide ! Un albatros, c'est solide ! Un requin, c'est solide ! Et pourtant, citez-moi une pièce métallique entrant dans la construction de ces organismes !... Le bon Dieu est trop malin pour employer n'importe quel métal dans la confection de ses petits trucs.
– Vous devez aller vite, avec votre nonuplette ?
– Deux cent trente-quatre kilomètres à l'heure.
– Cap, mon vieux Cap, j'ai une peur terrible que vous n'abusiez de mon ingénuité.
– Mais pas du tout, cher ami, je vous jure !
– Deux cent trente-quatre kilomètres à l'heure !
– Pas un millimètre de moins. Je dois d'ailleurs ajouter que ma nonuplette, machine et coureurs, pèse, tout compris, environ un kilo.
– Tout s'explique, alors ! Mais un kilo, y songez-vous, un simple kilo pour tout ce monde-là !
– Je dois encore ajouter, pour terrasser vos doutes, que ma nonuplette est allégée par un ballon dont la force ascensionnelle représente, à un kilo près, le poids de la machine et des coureurs.
– Vous m'en direz tant ! Mais la résistance de l'air contre ce ballon ?
– Nulle ! Mon ballon affecte la forme d'un tire-bouchon à deux pointes, une par devant, une par derrière. Il se visse dans l'air comme le tire-bouchon se vrille dans le liège, c'est-à-dire sans résistance appréciable… D'où qu'il souffle, le vent n'arrive même pas à nous faire hausser les épaules.
– Pauvre vent !
– Allons, mon cher Allais, décidez-vous ! Vous allez nous prendre un verre à Dunkerque !
– Volontiers !
Mon acquiescement parut enchanter Cap, mais le capitaine se rappela bientôt qu'un léger accident était survenu, le matin même, à un brin d'osier de sa nonuplette.
Finalement, nous entrâmes dans un petit café blanc et or, où un garçon entre deux âges nous servit deux excellents bocks de bière Tourtel.

"Le Bec en l’air", Alphonse Allais, 1897

Marcel Bidot

Eugène Christophe — Jamais une goute d'alcool. "Tu trichais Marcel ! Tu trichais !", crie-t-il de rage à son cadet Marcel Bidot, qui buvait quant à lui une demi bouteille de champagne avant de courir. —
(Source texte : Christophe Pénot, "J'écris ton nom, Tour de France", 2002 (témoignage de Jacques Marchand)

Cyclusvisviva

Johny Schleck


Cyclusvisviva